Accueil » A la découverte de » Rendez-vous de pétole avec les M34

Rendez-vous de pétole avec les M34

Dimanche 14 juillet, c’était le grand rendez-vous populaire pour le Tour de France à la Voile. Les M34 allaient faire le même parcours, en partant 15 minutes avant, que la Grand Large. Cette dernière régate, ouverte à tous les voiliers, propose de faire le tour de l’Ile de Groix tous les 14 juillet depuis 2011.

Les M34 du Tour de France à la Voile se préparent suite à l'annonce du mouillage de la ligne. Le départ ne sera jamais donné, pour ce Tour de Groix ce dimanche.
Les M34 du Tour de France à la Voile se préparent suite à l’annonce du mouillage de la ligne. Le départ ne sera jamais donné, pour ce Tour de Groix ce dimanche.

Le départ était prévu à 11h pour les 12 équipages de la « boucle marine ». Si les conditions plutôt avantageuses avaient amenés les M34 un peu en avance vers Lorient (midi au lieu de 16h) le samedi, pour le dimanche cela paraissait un peu plus mou mais

tout de même acceptable, avec 7 nœuds attendus. Lasse, le matin, la direction de course préférait retarder le départ à 12h, dès le briefing aux skippers, en espérant trouver des conditions stabilisées sur toute la zone de navigation.

Les 58 concurrents de la Grand Large et les M34 sur zone de départ.
Les 58 concurrents de la Grand Large et les M34 sur zone de départ.

C’est donc une heure plus tard que les voiliers monotypes quittent les pontons. Ils se retrouvent sur la zone de départ, avec les 58 participants de la Grand Large, parmi lesquels le Multi 50 Actual d’Yves Le Blevec, le MOD70 Oman Air, skippé par Sydney Gavignet, l’Imoca Votre Nom Autour du Monde de Bertrand De Broc, et l’ex-Orma Sensation Océan mené par Alain Gautier. Les M34 préparent leurs bateaux et hissent les grand-voiles

La Grand Large est envoyée vers 11h45. La ligne de départ est placée plus près de l’île de Groix et nous observons un beau départ sous spi. Peu après le comité de course du Tour de France à la Voile annonce le report du départ, avec un prochain point à 12h30. Cette décision est motivée par l’absence de vent établi tout le long du parcours. Les équipes patientent sur le plan d’eau depuis plus d’une heure sous la chaleur, laissant, pour la plupart, leurs bateaux dériver. Les grand-voiles sont rangées dans leurs housses. Se met alors en place un drôle de ballet. Groupama34 met en route son moteur et tourne sur le plan d’eau. De temps à autre d’autres équipes vont l’imiter quelques instants, comme Sodebo, alors que le voilier de Franck Cammas va rester sous moteur jusqu’à une annonce plus positive sur la réalisation de la course. Il est midi quand le bateau comité de la Grand Large, qui a fini son travail, rentre à la BSM et passe au milieu des M34 qui patientent.

Le bateau comité reporte sa décision de lancer le départ de la régate du jour.
Le bateau comité reporte sa décision de lancer le départ de la régate du jour.

A 12h30, nouveau report de décision annoncé par le comité de course. Les équipages prennent leur mal en patience. Certains profitent du soleil, d’autres, comme Ville de Genève, décident de faire des essais de spi, notamment à proximité du bateau comité. Pendant quelques minutes, un souffle léger mais soutenu se fait sentir mais retombe au bout de quelques minutes. Les bateaux accompagnateurs aussi attendent. Mais à 13h00 le couperet tombe de nouveau : seulement 2 nœuds de vent à Pen-Men (phare de l’île de Groix), le comité attend 13h30. Alors à la VHF on attend « une banane ? » qui vient d’un des équipages. Des équipiers du second voilier suisse Bienne décident de plonger une tête dans l’eau. Plusieurs M34 se sont approchés du bateau comité, dont Oman Sail, pour venir aux nouvelles. Cela fait plus de deux heures que les équipages sont en place. Groupama34 poursuit ses tours à brûler son gasoil, les voiliers sont plus au moins actifs.

A 13h30 surprise, le bateau comité annonce qu’il va changer de position pour mouiller une ligne de départ, et qu’il prévoit de mettre une bouée de dégagement. Le semi-rigide qui transporte les deux énormes bouées, s’active. Du côté des monotypes, tout se met assez vite en action, pour hisser la grand-voile, et la voile d’avant. Groupama34 s’élance et passe sous spi. Il s’entraîne à affaler le spi. Franck Cammas donne ses directives « Là il faut être prêt beaucoup plus vite ».

TPM-Coych sera le dernier à hisser ses voiles. Les M34 se regroupent d’un côté du plan d’eau pour préparer les manœuvres. Puis le comité de course renonce à lancer la régate du jour.

Le vent n’est pas assez stabilisé pour lancer quelque chose, et les M34 ont un départ très matinal le lundi pour l’étape de ralliement avec Saint-Gille-Croix-de-Vie, dernière escale de la façade atlantique : larguer les amarres à 4h30 et départ de l’étape à 6h00 avec le lever du soleil. Après près de quatre heures sur l’eau, c’est retour au port, sans avoir vu les M34 naviguer en course. Eole et Poséidon dictent toujours leur loi aux marins.

La Grand Large est lancée, elle sera raccourcie aux Chats.
La Grand Large est lancée, elle sera raccourcie aux Chats.

A propos de Carole Astier

Présentation Carole Astier Le journalisme est une vraie vocation. Influencée par un grand-père qui rêvait être journaliste, j'ai pris la tangente dès qu'elle s'est présentée lors de mes études en biologie. Une simple affiche « L'ESJ Lille recrute : devenez Journaliste Scientifique ». Le bac +4 indispensable en poche, c'est à l'ESJ Lille et à l'USTL que j'apprends ce métier. Promotion JS7 (Journaliste et Scientifique) alias Promotion ESJ 74 (sortie juin 2000). Pour les stages lors de la scolarité pas de surprise : l'agence aixoise de La Provence, la ville du Cour Mirabeau où j'ai usé mes fonds de culotte en secondaire, et France Football, car déjà mon attrait pour le journalisme sportif avait été perçu par les encadrants de la formation. Le bouclage du numéro parution le vendredi, le soir de la reprise de Ronaldo (le Brésilien) et de la victoire surprise de Calais sur Bordeaux en demie-finale de la Coupe de France 2000 reste encore mon plus beau souvenir de bouclage. Pour obtenir ma première carte de presse, je travaille dans une toute petite rédaction de la presse informatique professionnelle verticale (SI assurance et SI secteur santé). L'opportunité de toucher à tous les types rédactionnels, d'assez rapidement prendre en main la réalisation de grands dossiers. Je participe aussi à la naissance de deux nouveaux magazines au sein de la rédaction, abordant l'aspect maquette, charte graphique, et tout l'aspect de la chaîne graphique. Puis je dégote des piges, pour un journal orienté « plateaux techniques », qui permet de sortir du champs du seul système d'information, et de parler de plus en plus de la pratique médicale. Expérience très enrichissante de la création d'une lettre d'information pour une association de médecins spécialistes. Puis la présence au départ d'une course de Class40 : la Solidaire du Chocolat, des rencontres avec les skippers assez faciles, l'absence d'articles sur le sujet, me font tenter un blog. Après une tentative personnelle sur twitter dès 2009, je décide d'y revenir avec une visée uniquement professionnelle, et je découvre le plaisir de faire du direct avec le Live Tweet, et l'un des meilleurs moyens pour se faire son réseau à distance quand on n'a pas la chance d'habiter près de la mer et de ne pas être du sérail. Le blog est plutôt gagnant : des visites, de la matière, et des bons retour côté skippers. Alors mûrit la volonté de faire plus... et ça devient Sailors & Races. Quel est le comble du journaliste de terrain ? Malgré la grande curiosité, être très intimidé face aux personnes inconnues avec qui il n'a pas convenu de rendez-vous au préalable, mais être capable de se lancer dans un projet de portail multimedia en solo, en chargeant la barque en ajoutant une autre catégorie de voilier, mais il était impossible de passer à côté de la Mini Transat 2013. Malgré quelques expériences de navigation adolescente, je revendique la posture du non-pratiquant. Comme j'ai couvert les systèmes d'information en étant juste une utilisatrice un peu éclairée, comme j'ai traité d'une chirurgie très pointue en ayant que mon bagage de maitrise de biochimie option nutrition pour principale base, je découvre les différents aspects de la navigation au fur et à mesure. Peut-être le meilleur moyen de savoir rester à distance pour garder le grand public comme l'une des cibles. Aucune arrogance vis à vis des confrères et autres titres en pensant faire mieux, mais juste l'idée qu'il y a de la place pour quelque chose de différent. Et avoir le luxe de pouvoir prendre le temps de mettre les choses en place, en suivant mon projet initial.

Check Also

Aymeric Belloir sur son Nacira n°810 Tout le monde chante contre le cancer au moment de passer la ligne d'arrivée de la Mini Transat en vainqueur et sixième du classement toutes catégories confondues. Photo Jacques Vapillon/Mini Transat

Aymeric Belloir vainqueur sans conteste

Le skipper du Nacira n°810 Tout le monde chante contre le cancer signe une victoire ...