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Sébastien Rogues victorieux au Record SNSM

Raccourci à 180 milles, l’édition 2013 a été remportée par Sébastien Rogues, sur GDF-Suez. A l’arrivée, le skipper a enfin révélé qu’Armel Tripon puis Fabien Delahaye l’accompagneront sur Les Sables-Horta-Les Sables qui part dans 10 jours. Le tandem Sébastien Rogues/Fabien Delahaye fera partie des favoris pour la prochaine Transat Jacques Vabre.

Sébastien Rogues en compagnie de Bertrand Pacé, skipper de Banque Populaire VII sur ce Record SNSM 2013, font une interview vidéo pour l'organisation peut après leurs arrivées victorieuses.
Sébastien Rogues en compagnie de Bertrand Pacé, skipper de Banque Populaire VII sur ce Record SNSM 2013, font une interview vidéo pour l’organisation peut après leurs arrivées victorieuses.

C’est une habitude que le skipper de GDF-Suez (n°130) accepte volontiers de prendre : celle de la victoire. En effet il enchaîne une série de trois courses grâce à son nouveau Mach40, construit au chantier JPS Production de Nicolas Groleau. « Nous avons fait un départ prudent, car nous partagions la ligne avec plein de sortes de bateaux. Toutes les conditions vont bien à ce bateau. Nous avons eu des conditions assez fortes jusqu’à minuit et ensuite le vent a molli. C’était la première fois que nous naviguions avec autant de vent et le bateau l’accepte très bien, sa structure est très saine. Nicolas Groleau a fait vraiment un beau travail. C’est sur un terrain de jeu que je connais par cœur, comme beaucoup d’autres skippers. L’entrainement est primordial et il fait 95 % d’une victoire. Je suis à l’aise vis à vis des performances du bateau mais il ne faut pas oublier que sur chaque course nous partons d’une feuille blanche. Rien n’est vraiment reproductible », précise Sébastien Rogues, fatigué par la course et euphorique de la victoire. Après avoir pris les commandes, l’équipage de GDF-Suez n’a rien lâché et n’a pas été rattrapé malgré les petites avaries comme la casse de la drisse de grand voile au retour de Belle-Ile, avec le ris qui ne tient pas. Le match c’est surtout situé derrière, avec une belle bagarre pour la deuxième place entre Campagne de France n°101 et Geodis n°81. Moins de huit minutes séparent les deux voiliers sur la ligne d’arrivée. C’est ce dernier mené par Fabrice Amedeo et Armel Tripon qui a remporté le match-race, tandis que l’équipage monté par Halvard Mabire, Miranda Merron, Brieuc Maisonneuve, et Erwan Tyman s’empare de la dernière marche du podium. « Nous avons rencontré un problème technique et c’est à ce moment que Geodis a réussi à nous passer », raconte Miranda Merron. Présent pour la première fois sur le Record SNSM, Halvard Mabire trouve la course intéressante mais qu’elle entraîne beaucoup de logistique et de travail pour le nombre de milles courus. « Après Quiberon nous avons eu un petit bord de spi avec la pleine lune », souligne-t-il, et lui ferait presque oublier tout le reste du parcours au près, et le début très humide. C’est Bruno Jourdren, qui prend la quatrième place, sur son Tyker évolution 3 (n°119) et arrive avant la tombée de la nuit, rejoignant bassin de Saint-Nazaire lors de la même écluse que ces deux prédécesseurs au classement.

Les quatre autres Class40 encore en course se présentent dans la nuit sur la ligne d’arrivée : à 22h46 pour Deltacalor n°105 qui s’empare de la cinquième place. Pour les deux derniers classés, c’est aussi un match-race qu’ils ont disputés pour conclure ce Record SNSM où Setti LTD n°57 d’Antoine Michel arrache la sixième place pour sa deuxième course en Class40, avec une avance d’à peine 50 seconde sur l’autre Pogo engagé sur le record, Ecoelec, skippé par Eric Darni. Il était 2h40 le mardi matin. Pour la Belle Equipe 2 (n°55), c’est un abandon en fin course validé par l’organisation suite à l’oubli d’une marque de parcours.

Un départ trop agressif ?

Phoenix Europe-Carac à quai lundi 24 juin de retour de la sortie en mer. Avarie réparée entre le H et le O de "Phoenix".
Phoenix Europe-Carac à quai lundi 24 juin de retour de la sortie en mer. Avarie réparée entre le H et le O de « Phoenix ».

Deux autres abandons ont été à déplorer lors de la course. Sur la départ, retrouvé pris en sandwich entre un bateau HN1 et Lord Jiminy. « Pour une fois nous voulions prendre un départ un peu agressif, et nous n’avons pas vu le petit bateau qui avait la priorité sur nous. A l’origine c’est une erreur de notre part, nous étions bloqué par le bateau sous le vent, et n’avons pu éviter la collision. Heureusement nous avons été les seuls touchés », expliquent Stéphanie Alran et Louis Duc, les skippers de Carac n°65. L’avarie n’est pas très importante mais l’équipage note un écrasement sous le sandwich au niveau du Phoenix situé à l’avant de la coque côté tribord. L’intégrité de la structure étant menacée, l’équipage préfère rentrer à Saint-Nazaire pour réparer. Grâce à Gonzague Chauleur, le trou est colmaté durablement au cours de la nuit, et Carac repart à la mi-journée le lundi 24 juin pour effacer un peu la déception de l’abandon. Il faut signaler que pour la première fois le tandem attitré du Class40 n°65 naviguait avec les trois autre co-propriétaires du voilier (avec Louis Duc) : Jérôme Lepoutre, Marc Dewavrin et Antoine Motte. Hors course, ils ont rattrapé le cours du record SNSM, rejoignant GDF-Suez sans le gêner, au niveau de l’Ile d’Yeu.

Le dernier abandon est celui de Damien Seguin. Le skipper d’ERDF-des Pieds et des Mains n’était pas présent avec son nouvel Akiria RC3, livré début juin du chantier MC Tec en Tunisie, mais avait loué pour la régate le Class40 n°111, vu lors de la saison 2012 sur le Grand Prix Guyader et le Mondial de La Rochelle, skippé par Johannes Schmol. Le monocoque a talonné au niveau de la baie de Quiberon.

Une grande majorité des Class40 présents à Saint-Nazaire est engagé sur la course Les Sables-Horta-Les Sables, notamment dans l’optique pour certains de se qualifier pour la Transat Jacques Vabre : Deltacalor, La Belle Equipe 2, Ecoelec et GDF-Suez. Sébastien Rogues a profité de l’arrivée du Record SNSM pour dévoiler enfin le nom de ses co-skippers pour les courses à venir. Pour l’aller des Sables à Horta, il sera accompagné d’Armel Tripon, et pour le retour ça sera avec le figariste Fabien Delahaye, lui laissant le temps de récupérer de la Solitaire du Figaro-Bompard Cashemire. C’est avec ce dernier qu’il s’alignera sur la Transat Jacques Vabre en novembre. C’est sous les couleurs de GDF-Suez-Basse Normandie que le Class40 n°130 fera toute la seconde partie de la saison.

A propos de Carole Astier

Présentation Carole Astier Le journalisme est une vraie vocation. Influencée par un grand-père qui rêvait être journaliste, j'ai pris la tangente dès qu'elle s'est présentée lors de mes études en biologie. Une simple affiche « L'ESJ Lille recrute : devenez Journaliste Scientifique ». Le bac +4 indispensable en poche, c'est à l'ESJ Lille et à l'USTL que j'apprends ce métier. Promotion JS7 (Journaliste et Scientifique) alias Promotion ESJ 74 (sortie juin 2000). Pour les stages lors de la scolarité pas de surprise : l'agence aixoise de La Provence, la ville du Cour Mirabeau où j'ai usé mes fonds de culotte en secondaire, et France Football, car déjà mon attrait pour le journalisme sportif avait été perçu par les encadrants de la formation. Le bouclage du numéro parution le vendredi, le soir de la reprise de Ronaldo (le Brésilien) et de la victoire surprise de Calais sur Bordeaux en demie-finale de la Coupe de France 2000 reste encore mon plus beau souvenir de bouclage. Pour obtenir ma première carte de presse, je travaille dans une toute petite rédaction de la presse informatique professionnelle verticale (SI assurance et SI secteur santé). L'opportunité de toucher à tous les types rédactionnels, d'assez rapidement prendre en main la réalisation de grands dossiers. Je participe aussi à la naissance de deux nouveaux magazines au sein de la rédaction, abordant l'aspect maquette, charte graphique, et tout l'aspect de la chaîne graphique. Puis je dégote des piges, pour un journal orienté « plateaux techniques », qui permet de sortir du champs du seul système d'information, et de parler de plus en plus de la pratique médicale. Expérience très enrichissante de la création d'une lettre d'information pour une association de médecins spécialistes. Puis la présence au départ d'une course de Class40 : la Solidaire du Chocolat, des rencontres avec les skippers assez faciles, l'absence d'articles sur le sujet, me font tenter un blog. Après une tentative personnelle sur twitter dès 2009, je décide d'y revenir avec une visée uniquement professionnelle, et je découvre le plaisir de faire du direct avec le Live Tweet, et l'un des meilleurs moyens pour se faire son réseau à distance quand on n'a pas la chance d'habiter près de la mer et de ne pas être du sérail. Le blog est plutôt gagnant : des visites, de la matière, et des bons retour côté skippers. Alors mûrit la volonté de faire plus... et ça devient Sailors & Races. Quel est le comble du journaliste de terrain ? Malgré la grande curiosité, être très intimidé face aux personnes inconnues avec qui il n'a pas convenu de rendez-vous au préalable, mais être capable de se lancer dans un projet de portail multimedia en solo, en chargeant la barque en ajoutant une autre catégorie de voilier, mais il était impossible de passer à côté de la Mini Transat 2013. Malgré quelques expériences de navigation adolescente, je revendique la posture du non-pratiquant. Comme j'ai couvert les systèmes d'information en étant juste une utilisatrice un peu éclairée, comme j'ai traité d'une chirurgie très pointue en ayant que mon bagage de maitrise de biochimie option nutrition pour principale base, je découvre les différents aspects de la navigation au fur et à mesure. Peut-être le meilleur moyen de savoir rester à distance pour garder le grand public comme l'une des cibles. Aucune arrogance vis à vis des confrères et autres titres en pensant faire mieux, mais juste l'idée qu'il y a de la place pour quelque chose de différent. Et avoir le luxe de pouvoir prendre le temps de mettre les choses en place, en suivant mon projet initial.

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