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Ils arrivent !

Les deux transats de l’automne sont parties en retard, avec une Mini Transat qui s’est élancée sept jours après la Transat Jacques Vabre. 3700 milles pour l’une à parcourir en solitaire sur une coque de noix, 5400 milles pour l’autre à partager en double avec le passage du Pot au Noir : voilà les promesses données aux skippers au départ. Les premiers ont touché la terre du Brésil dans la nuit de vendredi à samedi, pour la Guadeloupe le vainqueur de la catégorie Prototype est attendu dès dimanche. Le challenge ultime pour la rédaction : 77 arrivées à couvrir en une dizaine de jours.

La cartographie de la Mini Transat du samedi 30 novembre 2013 de 20h00. Dernière nuit en mer pour les premiers Prototypes ? Giancarlo Pedote 747-Prysmian et Benoît Marie 667-benoitmarie.com  sont attendus dès dimanche 1er décembre 2013 à Pointe-à-Pitre.
La cartographie de la Mini Transat du samedi 30 novembre 2013 de 20h00. Dernière nuit en mer pour les premiers Prototypes ? Giancarlo Pedote 747-Prysmian et Benoît Marie 667-benoitmarie.com sont attendus dès dimanche 1er décembre 2013 à Pointe-à-Pitre.

Cocotiers, palmiers, plages de sable blanc, mer d’un bleu lagon, le soleil et des températures agréables, c’était le programme que s’était promis la rédaction de Sailors & Races, pour la fin novembre et le début décembre 2013. Oui tout cela avec l’excellente excuse de faire une couverture live des arrivées de la Mini Transat 2013. Plusieurs raisons ont amené à y renoncer : la trop grande concomitance des deux courses automnales est la principale. Comment choisir d’escamoter les arrivées des Class40, qui sont en train de boucler la plus grande transatlantique de leur histoire avec le passage du Pot au noir ? En préparant les avitaillements les tandems avaient plutôt misé sur 25 à 30 jours de course. En enlevant les 37 heures et quelques d’arrêt à Roscoff c’est moins de 21 jours qu’ont mis les premiers pour relier Le Havre à Itajaí. Il fallait donc que la rédaction soit au rendez-vous aussi de ces marins. Surtout que pour une partie des équipages, il y a quelques interviews en réserve que la rédaction va enfin pouvoir vous publier.

A la place du traditionnel « métro-boulot-dodo », le programme de la rédaction depuis le 6 novembre 2013 c’est « carto, quête d’info, enchaîner les mots ». Cela dans l’ordre ou le désordre. S’il y a eu quelques journées où l’un de ces trois éléments a été plus mis en sommeil, il était impossible de décrocher, de se résigner à sauter les mises à jour de cartographie. Les évolutions de classements, les avaries, les arrêts aux stands, les abandons, la dynamique de course ; les deux transatlantiques édition 2013 n’ont pas manqués de patates chaudes.

Parce que la course au large est tout d’abord une compétition sportive, le parti-pris a été de privilégier ces actualités plutôt que les papiers d’analyse et la publication des interviews de skippers réalisées avant le départ. L’information était surtout diffusée en premier temps sur Twitter et sur Facebook puis intégrée ici.

Gérer la patate chaude de l’actualité

Et pour ne rien vous cacher, l’adrénaline du journaliste, même si c’est juste avec son téléphone ou son ordinateur, c’est l’information qui vient de tomber, qui change la donne. Les sources d’information sont essentiellement officielles, il s’agit des rédactions montées par les organisateurs des deux courses. En premier, les communiqués de presse faits pour informer les journalistes, mais le développement d’Internet conjugué aussi au désintérêt de certains médias, a fait que les communiqués sont plus rédigés pour le public que pour les journalistes. Les compléments sont la cartographie et les éléments diffusés par les skippers (pour ceux en Class40 ou lors des escales techniques via les proches). Pour la première, les rendez-vous sont fixes : quatre par jour pour la Mini Transat, et cinq par jour pour la Transat Jacques Vabre, avec un peu plus de travail à 8h00 et à 20h00, puisque les deux cartographies sont mises à jour en même temps.

 Capture d'écran de Vessel Finder (Canaries 17/11/2013).
Capture d’écran de Vessel Finder (Canaries 17/11/2013).

Ensuite, il y a les sources d’information officieuses. Tous les voiliers de course au large sont dotés d’un Système d’identification automatique, connu sous l’abréviation AIS, il fonctionne par VHF et permet aux navires de se repérer entre eux. C’est l’outil de veille quand le skipper dort dans sa cabine pour être averti de la présence de pêcheurs (qui n’ont pas obligation d’être toujours identifiables) ou de cargos. Il existe des sites Internet de pistage d’AIS, qui récupère les transmissions AIS depuis les côtes. Il faut savoir évoquer ces informations de manière rigoureuse. Les données qu’ils distillent sont forcément partielles (certains voiliers non repérés) et la cartographie ne donne pas une photographie de la réalité (horaire des positions qui varient de quelques minutes). C’est une information qui peut être considérée fiable pour valider en temps réel le passage à un point précis d’un concurrent, pour observer les arrêts aux ports, et les retour en mer. Par contre si le concurrent n’est pas visible cela peut être simplement dû à l’orientation de son antenne VHF ou de la faiblesse du signal, et non à son absence. Avec la première partie de la Mini Transat le long de la façade atlantique de la péninsule ibérique, tout comme les départs du Havre, ou les passages au cap Finisterre ou aux Canaries pour la Transat Jacques Vabre, les pistages par AIS permettaient d’avoir une information en temps réel.

Pour les arrivées, il n’est pas encore dit que la localisation via AIS soit efficace. La Transat Jacques Vabre propose un suivi mis à jour toutes les cinq minutes avec un décalage d’une dizaine de minutes entre la position réelle et son affichage. Pour la Mini Transat, le décalage est beaucoup plus important.

Les projets des skippers

Avant le départ de chacune des deux Transats, Sailors & Races a réalisé des interviews d’une partie des skippers. Il a été impossible avec le temps pris pour rendre compte des courses de passer à la mise en forme et mise en ligne de ces articles, par contre avec les arrivées qui seront à distance, ce sera vraiment opportun.

Ces interviews, l’idée était de les sortir pendant que les concurrents seraient en mer. Au moment du départ, les médias nationaux et les médias locaux sont très présents. Est-ce que Sailors & Races arriverait à se distinguer en publiant ses articles au même moment ?

Pour la Mini Transat, il s’agit d’un entretien avec le skipper sur son attrait pour la course au large en solitaire, le choix de la Classe Mini, son projet Mini Transat, comment il voit sa course et l’après Mini Transat.

Pour la Transat Jacques Vabre, Sailors & Races a interviewé les co-skippers. Parmi les sujets abordés, la rencontre avec le skipper et leurs expériences communes de navigation, le projet Transat Jacques Vabre, le bateau et les moyens à bord (énergie, avitaillement, communication…).

Pour chacun des articles il y aura un résumé sur la course : positions, avaries connues, faits de course…

Place au défilé d’arrivées et bonne lecture.

Capture d'écran de la cartographie lors de l'arrivée du Class40 GDF Suez sur la Transat Jacques Vabre. Mise à jour de la cartographie "live" toutes les 5 minutes sur le site de la Transat Jacques Vabre, avec un décalage de 10 minutes pour la mise à disposition.
Capture d’écran de la cartographie lors de l’arrivée du Class40 GDF Suez sur la Transat Jacques Vabre. Mise à jour de la cartographie « live » toutes les 5 minutes sur le site de la Transat Jacques Vabre, avec un décalage de 10 minutes pour la mise à disposition.

A propos de Carole Astier

Présentation Carole Astier Le journalisme est une vraie vocation. Influencée par un grand-père qui rêvait être journaliste, j'ai pris la tangente dès qu'elle s'est présentée lors de mes études en biologie. Une simple affiche « L'ESJ Lille recrute : devenez Journaliste Scientifique ». Le bac +4 indispensable en poche, c'est à l'ESJ Lille et à l'USTL que j'apprends ce métier. Promotion JS7 (Journaliste et Scientifique) alias Promotion ESJ 74 (sortie juin 2000). Pour les stages lors de la scolarité pas de surprise : l'agence aixoise de La Provence, la ville du Cour Mirabeau où j'ai usé mes fonds de culotte en secondaire, et France Football, car déjà mon attrait pour le journalisme sportif avait été perçu par les encadrants de la formation. Le bouclage du numéro parution le vendredi, le soir de la reprise de Ronaldo (le Brésilien) et de la victoire surprise de Calais sur Bordeaux en demie-finale de la Coupe de France 2000 reste encore mon plus beau souvenir de bouclage. Pour obtenir ma première carte de presse, je travaille dans une toute petite rédaction de la presse informatique professionnelle verticale (SI assurance et SI secteur santé). L'opportunité de toucher à tous les types rédactionnels, d'assez rapidement prendre en main la réalisation de grands dossiers. Je participe aussi à la naissance de deux nouveaux magazines au sein de la rédaction, abordant l'aspect maquette, charte graphique, et tout l'aspect de la chaîne graphique. Puis je dégote des piges, pour un journal orienté « plateaux techniques », qui permet de sortir du champs du seul système d'information, et de parler de plus en plus de la pratique médicale. Expérience très enrichissante de la création d'une lettre d'information pour une association de médecins spécialistes. Puis la présence au départ d'une course de Class40 : la Solidaire du Chocolat, des rencontres avec les skippers assez faciles, l'absence d'articles sur le sujet, me font tenter un blog. Après une tentative personnelle sur twitter dès 2009, je décide d'y revenir avec une visée uniquement professionnelle, et je découvre le plaisir de faire du direct avec le Live Tweet, et l'un des meilleurs moyens pour se faire son réseau à distance quand on n'a pas la chance d'habiter près de la mer et de ne pas être du sérail. Le blog est plutôt gagnant : des visites, de la matière, et des bons retour côté skippers. Alors mûrit la volonté de faire plus... et ça devient Sailors & Races. Quel est le comble du journaliste de terrain ? Malgré la grande curiosité, être très intimidé face aux personnes inconnues avec qui il n'a pas convenu de rendez-vous au préalable, mais être capable de se lancer dans un projet de portail multimedia en solo, en chargeant la barque en ajoutant une autre catégorie de voilier, mais il était impossible de passer à côté de la Mini Transat 2013. Malgré quelques expériences de navigation adolescente, je revendique la posture du non-pratiquant. Comme j'ai couvert les systèmes d'information en étant juste une utilisatrice un peu éclairée, comme j'ai traité d'une chirurgie très pointue en ayant que mon bagage de maitrise de biochimie option nutrition pour principale base, je découvre les différents aspects de la navigation au fur et à mesure. Peut-être le meilleur moyen de savoir rester à distance pour garder le grand public comme l'une des cibles. Aucune arrogance vis à vis des confrères et autres titres en pensant faire mieux, mais juste l'idée qu'il y a de la place pour quelque chose de différent. Et avoir le luxe de pouvoir prendre le temps de mettre les choses en place, en suivant mon projet initial.

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