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Actus Normandy Channel Race

Articles sur la course Normandy Channel Race (Caen-Caen)

mai, 2015

  • 29 mai

    Dernières heures de courses musclées pour les leaders

    Temps couvert et ça souffle sur Ouistreham en cette fin d'après-midi de ce vendredi 29 mai. Le PC course a pris ses quartiers d'arrivée au QG de la Société des régates de Caen-Ouistreham (SRCO) à quelques mètres du ponton et du sas.
    Il faudra attendre encore près de deux heures pour voir arriver le premier concurrent de la course. Dans une météo assez musclée, Team Bretagne CMB a passé les raz Blanchard et de Barfleur en tête, mais derrière, comme prévu, ça revient fort !
    Les Voiles du Conservateur arrive à enchaîner les pointes de vitesse avec pas moins de 18,9 nœuds sur la carto de 17h15. Il arrive à revenir à 10 milles du tandem Nicolas Troussel et Félix Pruvot. Est-ce que Yannick Bestaven Officiel et Pierre Brasseur auront le temps de faire un coup de Jarnac ? ou est-ce qu'ils diront à leur arrivée que la direction de course aurait pu rallonger un peu la course ?
    En tout cas, ils arrivent à mettre à distance Défi Voile Solidaires En Peloton qui occupe la troisième place et se situe 10 milles derrière le Tizh40.
    Ensuite il y a un petit groupe de trois Class40 qui bataillent pour la médaille en chocolat. Pour l'instant Carac - Advanced Energies arrive toujours à garder le meilleur sur TeamWork40 et Concise 8. Ce groupe arrive actuellement au raz de Barfleur.
    Team Serenis Consulting vient de passer le raz Blanchard en septième position et sent L'Express de Pierre-Yves Lautrou Au Large et Jean-Christophe Caso revenir dans son sillage. Avec Campagne2France et Zetra, ces dix premiers voiliers constituent la première vague d'arrivées, qui sera quand même étalée sur plusieurs heures mais pas forcément beaucoup de temps morts.
    Forty Shades of Grey et Moustache Solidaire passent à Guernesey tandis que Concise 2 est 20 milles derrière eux à 100 milles du leader.
    Pour Class40 Setin, c'est une histoire de patience qui s'annonce pour les 160 derniers milles puisque sa progression est rendue difficile avec la fissure de son ballast bâbord et la perte de ses aériens.


  • 29 mai

    Dernière vacation radio de cette édition 2015

    Les Class40 déboulent jusqu'à Guernesey mais cela ne veut pas dire que ce ne sont que des longs surfs tranquilles. Lors des vacations et des mots du jour, les skippers de la Normandy Channel Race confirment que c'est musclé avec près de 30 nœuds de vent, ciel et mer gris et que ça mouille beaucoup sur le bateau.
    Nicolas Troussel, leader sur Team Bretagne CMB Elite (n°125) : "Cette nuit, super descente à vive allure à plus de 20 nœuds. Nous avons malheureusement déchiré le grand spi au large de Plymouth donc nous sommes sous petit spi ce qui n’est pas si mal car le vent a fraîchi. Pour la suite, j’étudie les courants et le vent, nous allons nous amuser à trouver les bonnes trajectoires pour éviter les pièges. Nous avons du vent de 25-26 noeuds de sud-ouest entre les îles de Guernesey. Nous imaginons une ETA en fin d’après-midi pour faire ça bien avec les lumière de fin de journée, ça va être beau. Un peu fatigués, Félix et moi avons pas mal barré, le vent est monté à 33 noeuds, donc c’était sportif. »
    Yannick Bestaven Officiel sur Les Voiles du Conservateur deuxième à 18,7 milles du leader à 13h30 après Guernesey : « Ça allume, nous sommes constamment sous l’eau. Nous avançons bien sous 30 nœuds et surfs dans les vagues. Nous n'étions pas très bien placés à Tuskar, depuis nous remontons, donc c’est chouette. Mon Tizh 40 se comporte très très bien quand il y a de l’air. Nous ne pensons pas rattraper les leader mais bon, nous allons faire de notre mieux ! Pas de casse de matériel, quelques frayeurs avec des départ au tas mais tout va bien. » Dans les îles de Guernesey, le tandem du Conservateur a choisi de passer par l'est de l'île de Sercq pour continuer à attaquer.
    Thibault Vauchel-Camus skipper de Défi Voile Solidaires En Peloton troisième : « Nous sommes à Guernesey, ça tartine ! Entre 25 et 30 nœuds sous gennaker et 1 ris (dans la grand voile, ndlr). Je suis à court de vêtements propres donc pas mécontent d’arriver. Nous nous battons avec Yannick (Le Conservateur) pour la 2eme place, c’est palpitant ! La bonne nouvelle c’est que nous sommes en avance sur les routages mais du coup nous allons rencontrer une mer assez chaotique au raz Blanchard. Nous ne savons même pas si nous sommes fatigués, nous verrons ça à l’arrivée, mais je pense que nous aurons un petit coup de barre oui ! »
    En arrière de la flotte Manuel Cousin le skipper du Class40 Setin, handicapé par ses problèmes de ballast et d'anénomètre-girouette, a adressé ce petit mot à son équipe ce matin :"Tout Va Bien à bord, surf de fou !!! Pour l'instant 19.5 nœuds record à battre pour nous sur le bateau, Groupe Sétin rebondit vraiment de vague en vague, nous retrouvons les sensationns de la planche. Tout est matossé sur l'arrière et c'est top, je pense que l'on a entre 25 et 30 Nds de vent AVEC QUELQUES RAFALES PLUS FORTES. Une drisse de spi cassée, la seule que je n'avais pas chagée sur le bateau, mais pas grave car il nous reste la drisse de code 0 qui fera très bien l'affaire pour envoyer le grand spi à l'arrivée.
    Nous ne voyons plus ni les filles ni Moustache depuis le Fasnet, mais pour nous avec notre bateau dificile d'aller plus vite. Au moment ou je vous écris, nous passons les îles Scilly.... 12 nœuds de moyenne depuis le Fasnet, derrière ça fume en permance et c'est des trombes d'eau de mer qui retombent sur le bateau après chaque surf mais Cheekytatoo aime ça!!! et toute la nuit sous pilote. Je suis très heureux de l'avoir dépanné hier !"
    Il faudra quelques heures pour voir passer tous les Class40 au niveau de Guernesey, appelé à la vacation Morgan Launay de Moustache Solidaire pensait qu'il leur faudrait encore quatre à cinq heures pour arriver aux îles anglo-normandes (passage entre 16H - 17H, ndlr). Dans ces allures où les vitesses affichées sur la cartographie ont dépassé 16 voire 17 nœuds, il est certain que la puissance des carènes de dernière génération est un avantage. Malgré cela, Carac - Advanced Energie (n°65) de Louis Duc - Mers du Sud et Christophe Lebas arrive à tenir la quatrième place au passage de Guernesey, même si Concise 8 (n°129) est revenu dans son sillage. Team Serenis Consulting (n°95) de Jean Galfione (Officiel) et Alan Pennaneac'h à 12h00 occupait encore la place de sixième, mais n'a pu résister au retour de Teamwork40 de Bertrand Delesne et David Raison. L'Akilaria MK2 et le Pogo40 S2 sont les deux seuls voiliers d'anciennes générations à arriver à figurer dans la première partie de tableau. Certes le renouvellement des voiliers dans la catégorie se fait assez rapidement et les voiliers sortis depuis 2012 sont majoritaires au départ de cette sixième édition de la Normandy Channel Race.
    Le premier concurrent est attendu autour dès 18h00 ce vendredi soir, et les suivants pourraient arriver seulement une heure après. Par contre le vent devrait faiblir et ralentir les retardataires qui pourraient arriver plutôt demain matin. Mais s'il y a une science qui n'est pas exacte, c'est bien celle des ETA ;-)


  • 29 mai

    Attaquer sans casser à 100 milles de l’arrivée

    Les Class40 déboulent jusqu'à Guernesey mais cela ne veut pas dire que ce ne sont que des longs surfs tranquilles. Lors des vacations et des mots du jour, les skippers de la Normandy Channel Race confirment que c'est musclé avec près de 30 nœuds de vent, ciel et mer gris et que ça mouille beaucoup sur le bateau.
    Nicolas Troussel, leader sur Team Bretagne CMB Elite (n°125) : "Cette nuit, super descente à vive allure à plus de 20 nœuds. Nous avons malheureusement déchiré le grand spi au large de Plymouth donc nous sommes sous petit spi ce qui n’est pas si mal car le vent a fraîchi. Pour la suite, j’étudie les courants et le vent, nous allons nous amuser à trouver les bonnes trajectoires pour éviter les pièges. Nous avons du vent de 25-26 noeuds de sud-ouest entre les îles de Guernesey. Nous imaginons une ETA en fin d’après-midi pour faire ça bien avec les lumière de fin de journée, ça va être beau. Un peu fatigués, Félix et moi avons pas mal barré, le vent est monté à 33 noeuds, donc c’était sportif. »
    Yannick Bestaven Officiel sur Les Voiles du Conservateur deuxième à 18,7 milles du leader à 13h30 après Guernesey : « Ça allume, nous sommes constamment sous l’eau. Nous avançons bien sous 30 nœuds et surfs dans les vagues. Nous n'étions pas très bien placés à Tuskar, depuis nous remontons, donc c’est chouette. Mon Tizh 40 se comporte très très bien quand il y a de l’air. Nous ne pensons pas rattraper les leader mais bon, nous allons faire de notre mieux ! Pas de casse de matériel, quelques frayeurs avec des départ au tas mais tout va bien. » Dans les îles de Guernesey, le tandem du Conservateur a choisi de passer par l'est de l'île de Sercq pour continuer à attaquer.
    Thibault Vauchel-Camus skipper de Défi Voile Solidaires En Peloton troisième : « Nous sommes à Guernesey, ça tartine ! Entre 25 et 30 nœuds sous gennaker et 1 ris (dans la grand voile, ndlr). Je suis à court de vêtements propres donc pas mécontent d’arriver. Nous nous battons avec Yannick (Le Conservateur) pour la 2eme place, c’est palpitant ! La bonne nouvelle c’est que nous sommes en avance sur les routages mais du coup nous allons rencontrer une mer assez chaotique au raz Blanchard. Nous ne savons même pas si nous sommes fatigués, nous verrons ça à l’arrivée, mais je pense que nous aurons un petit coup de barre oui ! »
    En arrière de la flotte Manuel Cousin le skipper du Class40 Setin, handicapé par ses problèmes de ballast et d'anénomètre-girouette, a adressé ce petit mot à son équipe ce matin :"Tout Va Bien à bord, surf de fou !!! Pour l'instant 19.5 nœuds record à battre pour nous sur le bateau, Groupe Sétin rebondit vraiment de vague en vague, nous retrouvons les sensationns de la planche. Tout est matossé sur l'arrière et c'est top, je pense que l'on a entre 25 et 30 Nds de vent AVEC QUELQUES RAFALES PLUS FORTES. Une drisse de spi cassée, la seule que je n'avais pas chagée sur le bateau, mais pas grave car il nous reste la drisse de code 0 qui fera très bien l'affaire pour envoyer le grand spi à l'arrivée.
    Nous ne voyons plus ni les filles ni Moustache depuis le Fasnet, mais pour nous avec notre bateau dificile d'aller plus vite. Au moment ou je vous écris, nous passons les îles Scilly.... 12 nœuds de moyenne depuis le Fasnet, derrière ça fume en permance et c'est des trombes d'eau de mer qui retombent sur le bateau après chaque surf mais Cheekytatoo aime ça!!! et toute la nuit sous pilote. Je suis très heureux de l'avoir dépanné hier !"
    Il faudra quelques heures pour voir passer tous les Class40 au niveau de Guernesey, appelé à la vacation Morgan Launay de Moustache Solidaire pensait qu'il leur faudrait encore quatre à cinq heures pour arriver aux îles anglo-normandes (passage entre 16H - 17H, ndlr). Dans ces allures où les vitesses affichées sur la cartographie ont dépassé 16 voire 17 nœuds, il est certain que la puissance des carènes de dernière génération est un avantage. Malgré cela, Carac - Advanced Energie (n°65) de Louis Duc - Mers du Sud et Christophe Lebas arrive à tenir la quatrième place au passage de Guernesey, même si Concise 8 (n°129) est revenu dans son sillage. Team Serenis Consulting (n°95) de Jean Galfione (Officiel) et Alan Pennaneac'h à 12h00 occupait encore la place de sixième, mais n'a pu résister au retour de Teamwork40 de Bertrand Delesne et David Raison. L'Akilaria MK2 et le Pogo40 S2 sont les deux seuls voiliers d'anciennes générations à arriver à figurer dans la première partie de tableau. Certes le renouvellement des voiliers dans la catégorie se fait assez rapidement et les voiliers sortis depuis 2012 sont majoritaires au départ de cette sixième édition de la Normandy Channel Race.
    Le premier concurrent est attendu autour dès 18h00 ce vendredi soir, et les suivants pourraient arriver seulement une heure après. Par contre le vent devrait faiblir et ralentir les retardataires qui pourraient arriver plutôt demain matin. Mais s'il y a une science qui n'est pas exacte, c'est bien celle des ETA ;-)


  • 29 mai

    Les compteurs de vitesse s’affolent sur les Class40

    Cinquième nuit en mer pour les 14 Class40 encore en course sur cette Normandy Channel Race. Comme tous les matins, Team Bretagne CMB Elite (n°125) de Nicolas Troussel et Félix Pruvot est en tête. Bizuth sur la course mais avec un CV nautique long comme le bras, dont 2 La Solitaire du Figaro pour le skipper, le duo a réussi à éviter tous les pièges qui auraient laisser la porte ouverte au retour de ses poursuivants jusqu'à présent.
    Ce matin c'est un matelas d'un peu moins de 30 milles qu'il dispose sur son premier adversaire Les Voiles du Conservateur (n°142) de Yannick Bestaven Officiel et Pierre Brasseur qui s'est hissé donc en deuxième place, faisant parlé la puissance du Tizh40. C'est un Mach40 qui occupe la troisième place ce matin, celui de Défi Voile Solidaires En Peloton (n°137). Pour la quatrième place, il y a un petit match-race à distance entre Carac - Advanced Energies (n°65), de Louis Duc - Mers du Sud et Christophe Lebas, et Concise 8 de Ned Collier-Wakefield et Wouter Verbraak. Ces derniers ont choisi de se décaler à l'est du reste de la flotte, passant même de nouveau saluer Land's End. Mais le plan Forty(1)Design affiche souvent les vitesses les plus élevées comme un 17,2 nœuds à 8h00.
    La flotte progresse vite, en approche e Guernesey mais les écarts se sont bien creusés entre les concurrents, et il y aura peut-être une sixième nuit en mer pour les retardataires, puisque Class40 Setin 14e compte 120 milles de retard sur le leader.
    Cette journée du vendredi va être marqué par les passages à Guernesey (dernière marque de parcours), puis au raz Blanchard et celui de Barfleur (sur la route directe).
    Voici la situation météo qui devrait se présenter aux concurrents : "Mais une nouvelle phase difficile attend les concurrents et en l’occurence les premiers. En effet Guernesey atteinte vers 10h00 marquera justement le début d’une renverse défavorable de courant, et ce pour une marée complète jusqu’à 16h00 ; dans le même temps le passage d’un front (ligne de rencontre entre deux masses d’air) doit faire monter le vent d’ouest à 25/30 noeuds, vent contre courant risque de lever une mer bien désagréable. C’est donc dans ces conditions que doit être franchie la zone délicate de l’île de Guernesey et surtout du Raz Blanchard, où les courants sont les plus forts d’Europe.
    Le leader sera justement le premier à subir cette situation. Son avance confortable devrait être sensiblement réduite sans que cela, en principe, ne menace sa place."
    De quoi avoir quelques chamboulements dans la hiérarchie pour les places d'honneur et le milieu de classement, puisque une avance dizaine de milles peut facilement fondre avec un passage à niveau ou une erreur commise sous l'effet de la fatigue.
    Dernière vacation radio ce vendredi avec les concurrents avant de les retrouver au ponton de Ouistreham pour leurs premières impressions une fois la ligne franchie.
    Image carto avec la situation météo prévue à 14h00 : le fameux front avec près de 30 nœuds fichiers.


  • 29 mai

    Pas de Selfie avec le Fastnet sur L’Express

    Message du bord par Pierre-Yves Lautrou Au Large skipper de L'Express. Pas de selfie avec le Fastnet en arrière plan pour le tandem qu'il forme avec Jean-Christophe Caso, plus d'écran utilisable pour le journaliste/skipper et un modèle pas assez "smart" pour le skipper professionnel.
    Pourtant cela vaut largement celles prises sur les marches du palais du Festival de Cannes d'après celles déjà diffusées par Défi Voile Solidaires En Peloton et Concise 2 avec Phillippa Hutton-Squire Sailing et Anna-Bee650.
    Quand vous lirez les mots d'hier de Pierre-Yves, c'est à souhaiter aux équipages qu'ils n'aient pas à passer une sixième nuit en mer, du moins complète.
    A 7h45 ce vendredi matin, les 14 Class40 ont entre 146 et 266 milles à parcourir avant la ligne d'arrivée. Après un petit stop au ponton d'accueil à Ouistreham, il faudra passer par le Sas et remonter le canal jusqu'à Caen, pour pouvoir amarrer le voilier au bassin Saint-Pierre et enfin se reposer.


    Photos du journal
    NORMANDY CHANNEL RACE - JOUR 4 Nouvelles du bord - Vendredi 29 Mai "Hello, Et bien disons que le phare se mérite ! J'ai jamais fait du près aussi pénible de ma vie dans une mer dégueu, on avait vraiment l'impression que le bateau allait exploser ! On l'a passé sous un grand soleil est un vent de NW très frisquet. Et depuis,ça glisse sous spi. Honnêtement on est bien cuit, la course est dure et laisse peu de temps de repos. Au près avec cette mer, il fallait barrer tout le temps ; pareil au portant. Matossage dématossage, etc. Il se passe beaucoup de choses, tout le temps. Et ce n'est pas fini : on va avoir quelques empannages dans la brise de nuit aux Scilly pour éviter les DST et demain toute la journée 25 30 noeuds sous spi..Bref, je crois qu'on s'effondrera à l'arrivée... Non, vraiment désolé, pas de photos, mon téléphone est tombé par terre quandd je érparais l'électricité le 1er jour, et depuis l'écran est cassé et pas de sms ni de photos. Quant à JC, il est plutôt low tech et son appareil sert juste à téléphoner...! Je vous laisse c'est mon tour de siester. Et en plus, j'oubliais, ça caille ! Bises PYL"

  • 28 mai

    Colombre XL abandonne malgré une nuit de réparation

    Ce jeudi 28 mai, la Normandy Channel Race a dû déplorer un second abandon, celui du tandem italien Colombre XL. Malgré un retour en mer ce matin, après avoir passé une nuit en escale technique dans le port de Rosslare, sans bénéficier d'aide extérieure, Massimo Juris et Pietro Luciani ont annoncé leur décision à la direction de course en fin de matinée.
    Joint lors de la vacation, le skipper Massimo Juris a donné quelques explications "Nous allons bien. Malheureusement nous avons pu réparer mais ce matin nous avons pris la décision d'abandonner parce que nous avons plus d'information. C'est une belle course. C'est très technique. C'était très intéressant avec les conditions différentes de vent. Il y a la possibilité de faire des erreurs et de se refaire. C'est indécis jusqu'à la fin. La prochaine fois nous essayerons de la finir.
    Nous allons à Land's End et selon la météo, nous verrons si c'est possible d'aller jusqu'à Caen ou s'il nous faut faire un arrêt sur le chemin en France pour avoir l'aide de techniciens français."
    Nouveaux venus dans la catégorie, le duo vénitien a pas mal navigué en Méditerranée. Il a choisi le Pogo 40 S2 de Halvard Mabire and Miranda Merron Sailing team, champion de Class40 en titre et sur lequel Miranda Merron a signé la sixième place sur la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Si la coque a retrouvé sa blancheur, les voiles, et la grand voile en particulier, porte encore le vert et le orange de l'ancienne décoration.
    Pour leur première sortie, sur le Grand Prix Guyader, ils avaient invité les skippers de Campagne de France à bord pour les quatre jours de régate.
    Sur cette Normandy Channel Race, ils avaient pris un bon départ arrivant à s'emparer de la troisième place sur le parcours en baie. La suite avait été un peu plus délicate, sur la traversée en manche et le louvoiement le long des côtes anglaises jusqu'à Land's End. Mais sur la montée vers Tuskar Rock, ils avaient choisi de rester à l'est, arrivant à remonter en troisième place, juste derrière Carac - Advanced Energies et devant Zetra. C'est cette place qu'ils occupaient après avoir viré Tuskar Rock quand ils ont commencé à faire demi-tour pour tenter de réparer.
    Nous devrions les revoir en course prochainement, puisque l'objectif de la saison est de participer à la Transat Jacques Vabre.

    Photos lors du départ de cette Normandy Channel Race 2015 dimanche 24 mai 2015 © Jérôme Lagunegrand www.jelag-photo.com


  • 28 mai

    Retrouvailles des Class40 avec le Fastnet

    Si le leader est passé juste avant l'heure du déjeuner au Fastnet, pour les derniers concurrents de cette Normandy Channel Race l'heure du thé était déjà passée.
    C'est avec une certaine satisfaction que Sylvie Viant, directrice de course, et Manfred Ramspacher, fondateur de Sirius Evenements, maîtres de cérémonie des vacations quotidiennes avec les concurrents, demandaient aux concurrents contacté ce jeudi s'ils pouvaient envoyer une photo de leur passage au Fastnet. En effet, depuis la première édition en 2010, de la course, les Class40 n'étaient pas retourner voir le phare irlandais bien connu des marins. Cette année cela devrait être la première fois que les tandems arrivent à parcourir l'ensemble du parcours tel qu'il est proposé à l'initiale. On pourrait presque croire que les conditions météorologiques se font un malin plaisir de contrarier les beaux plans préparés par les organisateurs.
    Lors de la vacation ce jeudi midi, impossible de joindre le leader Team Bretagne CMB Elite qui avait déjà viré le Fastnet mais slalomait entre ses poursuivants pour descendre vers Guernesey, prochaine marque à contourner avant de faire route vers Ouistreham. Plusieurs de ses adversaires ont attesté l'avoir croisé ces dernières minutes comme Louis Duc, dont le Class40 Carac - Advanced Energies avait retrouvé la deuxième place en approche du Fasnet : « C'est pas mal nous nous approchons du Fastnet, nous venons de croiser Crédit Mutuel qui descendait sous spi. Ça tape ça mouille il faut changer les voiles, c'est dur ici. Nous avons pris notre positionnement ce matin et nous espèrons toujours être au même poste. Nous allons repartir derrière sous spi. C'est super intéressant, surtout avec Christophe qui m'apprend un ou deux trucs. Après le Fastnet nous avons une petite partie dans une vingtaine de nœuds sous grand spi cela va être très bien. Là nous allons vraiment au Fastnet c'est incroyable ! » En réponse à la demande de prendre une photo du phare irlandais avec son téléphone portable s'il ne trouve pas l'appareil photo il s'exclame : « cela fait longtemps qu'il n'y a plus de batterie dans mon téléphone ! »
    Première depuis le début des vacations, le PC course arrivait à entrer en communication audio avec le tandem brésilien de Zetra, qui mène une belle partie depuis le passage de Land's End. L'occasion de féliciter le co-skipper Renato Araujo pour leur troisième place, qu'ils occupaient encore à ce moment là : "Merci, c'est très bien surtout la traversée entre Land's End et Tuskar où nous avons été chanceux d'avoir du vent. Nous avons eu quelques soucis à bord mais nous avons réussi à tout résoudre.
    Nous voulons maintenant juste revenir en France. Notre objectif de départ était de finir la course et avec de la chance nous le ferons. Là nous sommes bien occupés, c'était des dernières heures assez dures pour nous." Deux mots ont aussi été échangés avec le skipper Eduardo Penido "Tout va bien. Dans moins d'une heure nous serons au Fastnet. Le voilier bleu (Solidaires en Peloton, ndlr) est proche."
    A la faveur du passage du Fastnet, Défi Voile Solidaires En Peloton, le fameux voilier bleu, s'emparait de la troisième place. Son skipper Thibaut Vauchel-Camus a donné ses impressions sur la course et profitait de la vacation pour envoyer une petite pique amicale au duo leader Nicolas Troussel et Félix Pruvot : "La nuit a été plutôt pas mal, nous sommes encore au taquet. C'est comme un long parcours de dégagement pour faire un dernier bord de portant. Nous voyons du pays : Tuskar nous l'avons vu de près et nous sommes à une douzaine de milles du Fastnet. Nous avons apprécié la côte irlandais hier en fin de journée. Course super intéressante : si on retire Nicolas Troussel du jeu, derrière il y a toujours du contact. Crédit Mutuel de Bretagne doit un peu s'ennuyer tout seul dans son coin. C'est la règle, c'est comme cela. Après il y a encore des choses qui peuvent se passer, ce que je ne lui souhaite pas."
    Quelques places derrières d'autres concurrents ont également vu passer le leader qui allait dans l'autre sens. Le co-skipper de Teamwork40, David Raison a fait le point sur leur situation "Le passage de Tuskar s'est bien passé. La nuit précédente nous avions fait un coup modéré, et là nous avons un peu merdé dans le sud-est de l'Irlande. Tuskar c'était assez musclé. Nous venons de croiser Nico Troussel qui rentre gaillardement à la maison. La mer est en train de se calmer. Nous attendons la navigation au portant, je vous laisse je dois manœuvrer."
    Un passage à grande proximité pour L'Express, comme le raconte le co-skipper Jean-Christophe Caso : "Une petite arrivée sous spi à Tuskar. Après, c'était un peu la guerre pour se protéger du courant : virement et matossage jusque tard en soirée. Puis nous avons pu allonger un long bord. Les virements nous ont un peu mis dans le rouge. Nous avons fait deux petites erreurs en manœuvre : l'écoute de trinquette qui s'est bloquée dans le winch sur deux virements mais nous sommes pas mal refaits dans la nuit. Nous sommes quasi tous à vue pour passer le Fastnet. Nous avons vu Credit Mutuel passer à 200 mètres. Nous nous n'avons pas pris de photos, nous sortions de manœuvre (rires). Nous arriverons bien à nous reposer après avoir passer le Fastnet : l'un tiendra les écoutes sous spi tandis que l'autre pourra être au repos. La route est encore longue. Nous avons des bonnes conditions pour passer le Fastnet alors c'est pas mal."
    Dans le bas de tableau, Manuel Cousin est revenu sur les problèmes rencontrés sur cette dernière journée sur Class40 Setin : "Hier, nous étions content de notre remontée avec notre option radicale mais nous n'avions pas grand chose à perdre de toute façon. Cela n'a pas duré longtemps car au premier virement de bord nous avons rempli le ballast, mais il y a une grande fissure qui est apparue, heureusement il n'a pas explosé et l'eau ne s'est pas déversée à l'intérieur. Notre aérien est parti de la tête de mat et a enlevé la girouette, mais nous nous débrouillions comme cela. Nous sommes en visu avec Concise 2 et avec Moustache Solidaire nous nous croisons. La mer est toujours aussi hachée et désagréable."


  • 28 mai

    Le mot essentiel de Halvard Mabire : le malheur est dans le près

    Après les mots de Miranda Merron, voici ceux de Halvard Mabire sur la situation des skippers et leurs Class40 le long des côtes anglaises.
    En lisant ce texte nous sommes bien contents d'être au chaud devant notre ordinateur, même si le soleil manque un peu tout comme quelques degrés pour une fin de mois de mai, et surtout hyper super méga heureux que, malgré les difficultés décrites ci-dessous, Halvard ait réussi à aligner autant de lettres sur le clavier.


    Timeline Photos
    Le mot essentiel d'Halvard Mabire... "Le malheur est dans le près... ...en tous cas au-delà d'une certaine force de vent et surtout au-delà d'un certain niveau de mer. Voici depuis Tuskar Rock que nous sommes tous en train de méditer sur l'idée bizarre, voir l'incongruité, qui consiste à longer la côte irlanaise en tirant laborieusement des bords contre vents et marées, et le tout dans une mer affreuse, comme seulement on en trouve le long des côtes. Avec nos machines à assomer les maquereaux, le près c'est loin d'être le bonheur. Nous tapons et buttons contre des talus liquides, mais qui, selon des lois bizarres de physique dynamique, sont en fait des solides au moment où notre coque les cogne. Le résultat se traduit par des chocs très violents. Hormis l'impression désagréable que la coque va s'ouvrir sous ces coups de buttoir et que l'on va prendre le pommier (le mât) sur le coin de la tronche à chaque vague, cela rend la vie à bord, ou plutôt la survie, quasiment impossible. Les gestes simples de la vie de tous le jours deviennent des corvées, voir des défis. Faire bouillir de l'eau pour se faire un café devient compliqué. Déjà il faut arriver à mettre de l'eau dans le jet boil sans en renverser la moitié et ensuite il faut arriver à mettre l'eau bouillante dans la tasse et pas sur la main qui la tient. A l'intérieur c'est pas vraiment confort.On ressent les mouvements du bateau et on souffre pour lui. En plus, lorsque l'on est au sommet d'une vague, lancé à environ 8 noeuds, et que l'on sait que l'on va retomber brutalement dans un trou de 2 mètres de profondeur juste derrière la crête, ce n'est pas une sensation des plus agréables. Je n'ai jamais essayé, mais je pense que si l'on monte dans un asenceur au 20ème étage, que les cables pètent au niveau du 19ème, et bien on doit avoir un peu la même sensation... Surtout au moment où on voit le niveau "RDC" passer et que l'on sait que dans quelques millisecondes on va s'écraser au fond de la cage et qu'on nous retrouvera tout en bouilli, avec les talons au niveau du cervelet. Dehors ce n'est pas mieux. En plus des mouvements et des chocs qui nous obligent à nous cramponner sous peine de passer à la baille, on se ramasse des paquets d'eau. Salée, froide... et évidemment mouillée qui plus est! Même pas sûr que ce genre de suplice plaise à des sado maso. Bref, comme à chaque fois dans ces conditions on se demande vraiment ce qu'on fout là. Et comme qui dirait dans la Guerre des Boutons "si j'aurais su j'aurais pas venu". Campagne 2 France - Shakker de 12m de long par 4.50m de large

  • 28 mai

    Avaries sur Groupe Sétin en route vers le Fastnet

    Gros problème de ballast bâbord pour Class40 Setin hier après-midi après le Tuskar Rock. Le pire a été évité mais le tandem Manuel Cousin et Gérard Quéouron devra faire sans jusqu'à la fin. Puis c'est l'aérien qui choisit de se faire la malle et de descendre avant Ouistreham au cours de cette quatrième nuit en mer.
    Voici les mots publiés sur leur blog http://blog.class40-setin.fr/

    "Boujour à tous,

    Un grand merci à toutes et tous qui nous suivez, ça nous fait vraiment chaud au cœur et de la chaleur on en a bien besoin, pour preuve, la photo des ''Vacances de Kéké en Irlande'' :-)
    l'Irlande vue de la mer, c'est beau mais humide et froid, j'ai dormi dans des draps mouillés disait Renaud, et bien nous on a même pas de draps....:-)
    Blagues à part, nous donnons vraiment tout ce que nous pouvons pour rester dans la course et notre remonte d'hier nous a rendu fou de joie en passant le rocher de Tuskar avec tous ces bateaux virant ce beau phare derrière nous!!!! joie hélas de courte durée car sur un virement de bord, j'ai subitement entendu un gros Cracc... grosse frayeur en pensant au mât ou une varangue du bateau mais finalement, c'est le ballast avant bâbord qui s'est complètement fissuré mais soulagement, les 450 litres d'eau ne se sont pas répandus dans le bateau, on a eu le temps de le vider avant qu'il n'explose....On fera donc sans jusqu'à la fin.
    Quelques minutes plus tard, dans une mer très hachée et bien formée par les 25 nds établies avec rafales 30 nds, c'est l'aérien qui se balance en haut du mat ne tenant plus que par son fil, qui finira par céder...plus d'indication de vent force et direction et plus de pilote au vent pour la descente sur la France, il faudra barrer sous spi...dans le dernier coup de chien qui nous attend cette nuit encore entre le Fasnet et Guernesey, 25 à 30 nds fichier.
    Je passe sur les autres petits soucis qui sont maintenant résolus.
    a part ça, tout va bien à bord et on fait de notre mieux pour revenir une nouvelle fois dans le peloton.
    Bonne journée terrienne à vous tous !
    Manu et Kéké à bord de groupe Sétin, passant en ce moment même devant Kinsale, Irlande"

  • 28 mai

    Grain à Tuskar et mer agitée vers le Fastnet

    La cartographie nous donne pas mal d'information à nous qui sommes derrière nos écrans à suivre la bagarre sur l'eau de nos voiliers préférés. Mais il y a encore certaines choses qui sont difficile à sentir : les grains et l'état de la mer.
    Voici deux mots du bord parvenus ce matin qui éclairent ce qu'à dû être le passage du Fastnet et pourquoi certains équipages moins expérimentés, Moustache Solidaire (n°98) et Class40 Setin (n°30), ont perdu à cet endroit les places si durement remontées grâce à leur stratégie est des heures précédentes.
    Voici ceux de Miranda Merron à bord de Campagne2France : « Nous sommes passés de « pas assez de vent » à « trop de vent » en quelques heures. C’était le chaos à Tuskar, quand le vent a forci, avec des rafales à plus de 30 noeuds, sous une pluie battante et une visibilité nulle à l’approche du front, les bateaux s’empilant en cadence, affalant spinnakers et envoyant les trinquettes…. Ce fut le début d’un très long et pénible louvoyage au près vers le Fastnet, à tirer de petits bords le long de la côte. Ce n’est pas tant la force du vent qui est gênante, mais le désastreux état de la mer. Nous étions ainsi toute la journée d’hier en mode survie, plus qu’en mode course. Encore à présent que le vent est tombé, l’état de la mer demeure très désagréable. Il nous reste encore de nombreuses heures infernales avant de rejoindre le Fastnet. Mais au moins le soleil est là, à défaut d’être au sec… »

    Du côté de L'Express cela se résumerait par "pas mieux" si c'était pour un petit coup de Chiffres et des Lettres. Mais voici leur mot du bord :
    "Pas facile de vous faire un petit mot cette nuit alors qu'on plante des pieux comme si on cherchait du pétrole !
    Les nuits sont belles, dégagées, avec toujours cette demi lune qui éclaire le plan d'eau. Mais celle là il faut venir la chercher, après une après-midi très tonique à tirer des bords le long des côtes d'Irlande, juste après un passage de front épique pile au moment de l'enroulé de Tuskar Rock.
    Une session épuisante, ou l'on finit rincé à tous les sens du terme !
    Et maintenant ce long bord vers le Fastnet qui vous laisse penser que le bateau va finir par se disloquer...
    Comme disait JC en allant tenter de récupérer un peu de ses efforts : là on est dans le rouge.
    A plus
    PYL & JC"

    La flotte est bien en approche du Fastnet ce matin. Au réveil, Team Bretagne CMB Elite tient toujours sa position de leader avec une quinzaine de milles d'avance sur Carac - Advanced Energies de Louis Duc - Mers du Sud et Christophe Lebas, qui mène un groupe de poursuivants avec un décalage sud. Le duo bas-normand arrive à maintenir un petit matelas que quelques milles d'avance. Zetra à 7h00 occupait encore sa place de troisième mais étant le premier à se recaler à la côte, il perd un peu se l'orthodromie. C'est Les Voiles du Conservateur de Yannick Bestaven Officiel et Pierre Brasseur qui retrouvent le podium ce matin. Une belle nuit pour le Tizh40 qui a passé le phare du Tuskar en avant dernière position hier après-midi. Ce matin, il est dans le groupe qui a opté pour une approche du Fastnet par le sud, en compagnie de Campagne2France, sixième, de Team Serenis Consulting cinquième ou encore TeamWork40 neuvième avec un décalage sud plus important que les autres voiliers.
    Il reste une dizaine de milles au leader avant de virer le Fastnet, une trentaine et plus pour ses poursuivants. Pour le dernier concurrent il faudra attendre plutôt la fin de journée : le duo italien de Colombre XL a repris la mer ce matin, après une nuit passée au port de Rosslare pour une escale technique, et compte un peu plus de 110 milles de retard sur le tandem Nicolas Troussel et Félix Pruvot.
    A noter que les conditions météorologiques laissent cette année les concurrents virer les deux phares irlandais, chose qui était arrivée seulement lors de la première édition.